Newsletter - Novembre 2008
« La société I.B.L. évolue dans l'environnement SAP depuis maintenant 10 ans. A la veille de souffler notre dixième bougie, et avec une ancienneté de 8 ans avec HITECHPROS, nous nous félicitons du concept qui nous a permis d'établir des relations gagnantes/gagnantes avec des DSI SAP, et d'autres SSII n'étant pas sur ce créneau et recherchant des profils SAP. »
Une tendance au recrutement dans les SSII
Aujourd’hui, la conjoncture du marché pousse les SSII à s’orienter vers le recrutement. Ainsi, sur la deuxième moitié de l’année, 93% d’entre elles souhaitent augmenter leur effectif et 7% seulement le réduire. Faisant fi des discours sur un éventuel retournement de situation de conjoncture, elles se disent optimistes pour 2009 : 91% veulent étoffer leurs équipes au premier semestre de l’année prochaine et 85% au second. Aucune n’évoque une contraction de sa masse salariale. En ce qui concerne les profils recherchés, elles disposent aujourd’hui d’une réelle volonté d’élargir les horizons et de ne pas s’en tenir aux seuls diplômés d’école d’ingénieur. Plus ou moins un tiers des sociétés recherchent des bac +2, titulaires de BTS ou de DUT, et même des autodidactes pour 14% d’entre elles.
En ce qui concerne les compétences techniques recherchées, pas de surprise : dans le tiercé, on retrouve les nouvelles technologies (Java, J2EE, .Net, …), le conseil et l’expertise, et les systèmes, les réseaux et la sécurité. Par contrecoup, ce sont aussi les familles où les difficultés de recrutement sont les plus vives. Les compétences sectorielles recherchées ont, elles, évolué par rapport à l’an dernier. Crise financière oblige, les compétences liées à la banque et à l’assurance, même si elles restent en tête de lice, se tassent, et perdent respectivement 12 et 22 points.
(Source : Enquête HITECHPROS-01INFORMATIQUE, Juin 2008)
Evolution des tarifs journaliers depuis janvier 2004
Le tarif moyen des prestations pour le 1er semestre 2008 a diminué de 1,08% par rapport au 1er semestre 2007. Toutefois, le tarif moyen des prestations sur 1 an glissant reste stable, avec une très légère augmentation de 0,44% pour la période Juillet 2007 – Juin 2008.
Evolution de la demande en 2008 par secteur d'activité
La part de la demande représentée par chacun des secteurs d’activité reste stable d’un trimestre sur l'autre.
Les « Banques et établissements financiers » et les « Assurances » sont toujours les secteurs d’activités les plus demandeurs en prestations informatiques, représentant plus de la moitié de la demande totale.
A noter également la progression en demande et en indice du secteur « Industrie pharmaceutique, cosmétique et chimique ».
Régie ou forfait ?
Le développement « en régie » consiste à faire travailler des informaticiens dans les locaux du client, pendant toute la durée de réalisation de la mission, quelle qu’elle soit. Le développement « au forfait » suppose la rédaction d’un cahier de charges pour tout projet informatique, qui englobe des considérations de temps et de budget. Ces deux méthodes ont chacune leurs avantages, mais également leurs inconvénients.
Le travail en régie est une habitude très bien ancrée dans la culture des entreprises ainsi que des SSII. Malgré un déclin relatif, aujourd’hui encore 80% des entreprises françaises ont une préférence marquée pour cette méthode. Elle est naturellement apparue dans les années 80, dans un contexte où l’on ne savait pas bien comment définir un cahier de charges initial détaillé pour des projets d’envergure. A cette époque, le marché informatique venait de prendre son essor, et l’offre de services était insuffisante par rapport à la demande. Le développement des applications informatiques en régie était une solution commode à la fois pour les entreprises, qui étaient rassurées de voir les informaticiens travailler dans leurs locaux, et pour les SSII, qui n’avaient pas les connaissances de gestion de projet disponibles aujourd’hui.
Le développement au forfait répond au rééquilibrage entre l’offre et la demande de services informatiques, manifesté par une concurrence internationale de plus en plus acerbe. Depuis une dizaine d’années, l’ouverture des marchés a contribué à une amélioration notable de la méthodologie de rédaction des cahiers de charges, expliqué par deux aspects : les économies substantielles que l’externalisation offshore pouvait engendrer, et le développement exponentiel des connexions à haut débit dans les pays à main d’œuvre qualifiée et très compétitive. Aujourd’hui, les SSII (françaises ou étrangères) qui pratiquent le travail au forfait travaillent avec des méthodes itératives, et définissent avec le client seulement approximativement 80% du cahier de charges, le reste étant spécifié au cours de l’avancement du projet, rendant le processus beaucoup plus souple. Le développement au forfait représente un énorme bon en avant dans la qualité des prestations informatiques : le prestataire a une obligation de résultat, il définit avec le client la durée ainsi que le temps de réalisation du projet ; tout est quantifié, ce qui permet aux entreprises de mieux contrôler leur budget informatique. Bien sûr, tout n’est pas réalisable au forfait.
En résumé :